Vivre dans l'opposition...

Une jeune militante socialiste qui a mal vécu son premier vote

22 juin 2008

Des images de Berlin...

Brandenburger_Tor


Au programme:
samedi 7 juin:
"Rundgang": visite du centre historique de Berlin, en particulier: Unter den Linden, Pariser Platz, Brandenburger Tor, Rot Rathaus...
soirée libre--> visite du Checkpoint Charlie, des restes du Mur dans la ville...
dimanche 8 juin:
journée à Potsdam: visite du parc du Château de Sans-Souci, du quartier hollandais, du quartier russe (Alexandrovka)...
lundi 9 juin:
visite du Jüdisches Museum (musée juif), de l'Holocaust Mahnmal, de l'ex-centrale de la STASI à Hohenschönhausen
mardi 10 juin:
journée au Wannsee (plus grand lac de Berlin): visite du Haus am WAnnsee, villa où fut décidé le 20 janvier 1942 la "Solution finale", promenade dur les berges du Wannsee, croisière sur les lacs, soir: théâtre (première de M le Maudit)
mercredi 11 juin:
vivite du bâtiment du Bundestag, exposé sur le fonctionnement des institutions, visite de la coupole, rencontre avec un député SPD (M. Ditmar Staffelt) puis quartier libre

soirs: bars, pubs, promenades...


des photos dans l'album!

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Réclamations...

Une blague en réaction à l'actualité...qui laisse réfléchir quant à la condition des femmes...

vierge

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17 juin 2008

Travailler moins pour travailler tous et vivre mieux

Un article du MJS concernant la mobilisation de ce jour


Le Mouvement des Jeunes Socialistes soutient la mobilisation des salariés du 17 juin 2008 sur la durée légale du travail et les retraites . Les mesures annoncées par le gouvernement menacent des décennies de conquêtes sociales, hypothèque l’avenir d’un modèle social solidaire, en même temps qu’il méprise le dialogue social.

En autorisant des accords entre partenaires sociaux permettant le dépassement du quota légal d’heures supplémentaires hebdomadaires dans les entreprises, le gouvernement enterre les 35 heures et casse la durée légale du travail, fruit de près d’un siècle de combats et de dialogue. La France revient à une situation antérieure à la loi du 23 avril 1919 qui installait la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures .

Le MJS dénonce également la signature du gouvernement de la directive européenne qui autorise les salariés à travailler jusqu’à 65 heures par semaine. Le droit du travail devient un no man’s land juridique où le patron est seul maître du temps de travail des salariés . Cette politique oblige les salariés à travailler plus, n’augmente pas les salaires et n’encourage pas l’emploi des salariés qui en sont privé.

S’agissant des retraites, le gouvernement reste sourd aux revendications du mouvement social et s’entête à ne proposer que l’augmentation du nombre d’annuités cotisées . Il feint d’ignorer le chômage des seniors, les difficultés d’insertion des jeunes, la faiblesse des salaires et des pensions. D’autres solutions existent : suppression d’exonérations de cotisations, augmentation des cotisations, modulation en fonction de la pénibilité du travail .

En ignorant les partenaires sociaux, le gouvernement fait la preuve de son mépris du dialogue social et dévoile la vraie nature de ses intentions : casser toutes les protections sociales quelle qu’en soient les conséquences pour le plus grand nombre.

Le MJS défend une autre voie pour lutter contre le chômage, la précarité et pour le progrès social : celle du travailler moins pour travailler tous et vivre mieux .


                               

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14 juin 2008

De retour de Berlin!

Un séjour super, bien ensoleillé...plein de souvenirs!
des images et explications dans une semaine, quand je serai vraiment en vacances!

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13 juin 2008

immigration

Un article paru dans la rubrique "Rebonds" de Libération ce jour, au sujet de la directive retour, ça fait réfléchir...

«Je fais appel à la conscience des députés européens…»

Evo Morales Ayma   président de la République de Bolivie.

QUOTIDIEN : vendredi 13 juin 2008

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite «directive retour». Ce texte, validé le 5 juin par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent. Nos pays du continent américain absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants y viennent pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’Union Européenne.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars (43,7 milliards d’euros) de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars (193 milliards d’euros), qui dépassent les 104 milliards de dollars (67 milliards d’euros) octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars, 0,7 milliard d’euros), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.

Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du tiers-monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de «directive retour» complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d’Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à dix-huit mois avant leur expulsion - ou «éloignement» selon le terme de la directive. dix-huit mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

«1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.»

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ?

De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la «liberté de circuler», la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un «Accord d’association» qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les Etats-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la «protection juridique», on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le jour des Travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la «sécurité juridique» pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette directive retour devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la «directive retour». Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte.

J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du tiers-monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos «politiques d’intégration» comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les «clandestins».

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01 juin 2008

petite réflexion

quelques phrases prises dans une interview pour le Parisien d'Adeline Hazan, maire de Reims et proche de Martine Aubry...une petite phrase un peu drôle, mais qui montre bien les conceptions opposées de la politique qui existent au PS, ce que confirme volontiers la deuxième citation...: ces conceptions diffèrent notamment de par la place laissée au débat de fond, aux propositions, à l'exposition d'une vision...

LP: Elle n'a pourtant jamais caché une certaine allergie à la personne et aux idées de Royal...

AH:Il est clair que ce n'est pas franchement son modèle en politique !

AH: La contribution sur laquelle nous sommes en train de travailler n'est pas une contribution contre quelqu'un, c'est vraiment une contribution de fond.

une phrase de Martine concernant le libéralisme:

«la soi-disant liberté individuelle est devenue de l'égoïsme et de l'individualisme, la soi-disant concurrence du marché est devenue la loi du plus fort, porteuse d'inégalités».

et une phrase sur la démocratie participative:

«donner une vision et un sens, et pas demander aux Français tous les matins ce qu'ils pensent ou leur dire ce qu'on croit qui va leur plaire».

en conclusion, Martine Aubry se dit "fière d'être de gauche", ce que certains oublient parfois...être de gauche signifie partager certaines valeurs bien précises, et non pas courir constamment après la droite et vouloir s'approprier ses idées...

Posté par Manouchon01 à 14:23 - Congrès de Reims, 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2008

Le congrès se prendra-t-il par la Gauche?

 

 

Article de Libé, 29 mai 2008

Le positionnement de NPS pour ce congrès (cf le site Reconquêtes)

Sur le boulevard antilibéral, quand Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se crêpent le chignon sur «libéralisme et socialisme», la gauche du PS reprend du poil de la bête. Ses chefs de file, l’eurodéputé Benoît Hamon et l’ancien ministre Henri Emmanuelli, ont jugé hier la polémique «surréaliste» et «archaïque» au moment ou «la crise financière, alimentaire et énergétique» marque «un renversement de cycle». Les voilà donc en piste pour construire un «rassemblement à vocation majoritaire» au PS qui tire les «leçons de l’échec du libéralisme».

«Ringard». La contribution de leur courant, le Nouveau Parti socialiste (NPS), au congrès de Reims en novembre se veut une «offre politique distincte de la ligne partagée par Ségolène Royal et Bertrand Delanoë», a expliqué Benoît Hamon, 41 ans, flanqué de deux porte-parole de moins de 30 ans : Razzye Hammadi et Bruno Julliard. Façon aussi «d’incarner le renouveau et la respiration à l’intérieur du PS» face au «monolithisme générationnel» des deux présidentiables.

Si l’aile gauche la joue modeste - «nous n’avons pas la prétention d’incarner l’alternative» -, il s’agit bien d’engranger sur la «déception des militants» face «à la querelle, au jeu de ping-pong entre Royal et Delanoë , a assuré l’eurodéputé. Je n’ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l’autre». Après les avoir renvoyés dos à dos et dénoncé «le haut niveau d’improvisation que l’on entend à la droite du PS». «Il n’y a pas beaucoup d’audace, dans les contributions de l’un ou de l’autre, à nous régurgiter des solutions expérimentées dans les années 90», a-t-il ajouté. Taclant le «blairisme parfaitement ringard» de Delanoë pour qui «le passé de la social-démocratie européenne ferait office d’avenir pour le PS», Hamon a invité les socialistes «à rompre avec le discours CSP ++».

Elargir. Vocation majoritaire oblige, le NPS se recentre. Dénonçant un «discours du sacrifice insupportable» demandé aux classes populaires et moyennes, Hamon a prôné de «l’imagination pour penser de nouveaux droits et de nouveaux pouvoirs sans tomber dans le Grand Soir». Pour élargir son audience, le courant ne lorgne pas sa gauche : l’eurodéputé a renvoyé le sénateur Jean-Luc Mélenchon à «ses barbelés autour de la vraie gauche». Des discussions ont lieu, notamment avec les «reconstructeurs», amis de DSK, de Fabius et de Montebourg, avec Martine Aubry, «dont les mots sont doux à nos oreilles», a reconnu Benoît Hamon. Sauf que pour le NPS le «tout sauf Ségolène ou le tout sauf Delanoë ne peut être le ciment» d’un rassemblement majoritaire.

Reste à convaincre les militants que le congrès se prendra par la gauche.

Posté par Manouchon01 à 21:53 - Congrès de Reims, 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2008

La mixité à l’école écornée en douce

Un article paru dans Libé ce jour, sur un alinéa adopté en douce...
je n'ai pas le temps de le commenter, mais profondément laïque comme je suis, tout le monde aura compris ce que j'en pense...


Le Parlement vient d'adopter l’autorisation de cours séparés pour garçons et filles. Les syndicats enseignants, si chatouilleux sur la laïcité, sont restés étrangement silencieux

VÉRONIQUE SOULÉ

QUOTIDIEN : jeudi 22 mai 2008

La mixité scolaire vient d’essuyer un mauvais coup. Sans crier gare, le gouvernement a fait inscrire dans la loi l’autorisation d’avoir des enseignements séparés filles et garçons à l’école. Ce qui n’était jusqu’ici qu’une simple possibilité - pendant les cours de sports notamment - prend ainsi valeur légale, ce qui suscite de sérieuses craintes sur un retour en arrière.

Officiellement, assure-t-on pourtant, rien ne change. Adoptée le 15 mai par le Parlement, la loi en question - sur la lutte contre les discriminations -, permet, dans l’alinéa 4 de l’article 2, l’«organisation d’enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe». Mais il ne faut y voir aucun encouragement, souligne-t-on dans l’entourage du ministre de l’Education, Xavier Darcos : «Sans cet alinéa, la loi, qui est la transposition de directives européennes, aurait donné la possibilité à certains de contester les cas de non-mixité qui existent dans l’enseignement. Certaines écoles privées auraient pu être mises en difficulté. Nous avons simplement voulu préserver le statu quo.»

«Boîte de Pandore»

Pour les opposants à cet alinéa, le gouvernement a bien ouvert «une boîte de Pandore» qui risque à terme de remettre en cause la mixité et même la laïcité du système français. «On peut attendre des demandes pour des séances séparées de piscine - notamment de communautés religieuses intégristes; certains peuvent aussi réclamer des cours de maths séparés car les garçons sont déconcentrés par les filles, s’insurge la sénatrice communiste Annie David. Et pourquoi pas revenir au cours de couture pour les filles et de mécanique pour les garçons?»

La mixité scolaire a été instaurée à partir des années 60 dans le primaire puis dans le secondaire. Aujourd’hui elle concerne plus de 90 % des établissements. Elle est régie par le code de l’éducation selon lequel les écoles «doivent contribuer à la favoriser». Mais elle n’est pas un principe absolu ni une obligation, et souffre d’exceptions. Quelques écoles privées, notamment des internats - scolarisant guère plus de 10 000 élèves - n’accueillent que des filles ou que des garçons. L’enseignement public est mixte, excepté les maisons d’éducation de la Légion d’honneur, internats de filles au statut particulier.

Les professeurs peuvent toutefois décider de faire des groupes distincts, en éducation physique et sportive (EPS) et parfois pour les cours d’éducation sexuelle lorsque l’ambiance dégénère dans la classe. «Tout se passait bien, pourquoi dès lors imposer cet alinéa?» s’interroge Annie David. Pour les élus socialistes et communistes, il était nul besoin de l’introduire à moins de poursuivre un but non avoué. Les directives européennes ne parlaient en effet nulle part d’éducation.

Hypothèses

Toutes les hypothèses sont dès lors échafaudées. Le gouvernement est notamment soupçonné d’avoir voulu faire une fleur aux écoles catholiques les plus réactionnaires, dans la droite ligne du discours de Latran de Nicolas Sarkozy estimant que l’instituteur n’arriverait jamais au niveau du curé pour inculquer des valeurs aux enfants. Défendant le texte, la secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano a, elle, affirmé qu’il fallait protéger des établissements comme la Légion d’honneur.

Loin des bruyantes réformes prisées par le gouvernement, l’histoire de cet alinéa ressemble à un coup en douce. Perdu à la fin d’un article, il est d’abord passé quasi inaperçu. Présentée en «urgence déclarée», la loi n’a eu droit qu’à une seule lecture dans chacune des chambres. C’est au Sénat que les débats ont été les plus vifs. La commission des affaires sociales, présidée par l’UDF Nicolas About, a même adopté à l’unanimité un amendement demandant la suppression de l’alinéa. La rapporteuse, l’UDF Muguette Dini, y était aussi hostile. Durant le vote le 9 avril, elle s’est toutefois prudemment abstenue alors que Nicolas About faisait volte-face. Comme si le gouvernement avait usé de tout son poids pour faire passer son alinéa.

«Contexte inquiétant»

Dès le 14 avril, la FCPE, première fédération de parents d’élèves, classée à gauche, a dénoncé la loi qui permet «aux particularismes religieux d’organiser la séparation des filles et des garçons pour tel ou tel enseignement» et qui va à l’encontre de «l’éducation à l’égalité». Les syndicats enseignants, si chatouilleux sur la laïcité, sont restés étrangement silencieux. «On avait un peu la tête ailleurs, reconnaît Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, il peut être utile pédagogiquement, à un moment donné, de faire des groupes séparés. Mais ce texte ouvre des possibilités et le contexte est inquiétant. Une chose est sûre : on s’opposera à toute remise en cause de la mixité.» «Sur le principe, ça nous pose problème, explique Luc Bérille du syndicat SE-Unsa, nous allons attendre les décrets d’application qui parfois tempèrent les choses.»

Beaucoup s’interrogent : quelle mouche a donc piqué le ministre Xavier Darcos ? S’il a cédé aux sirènes conservatrices dans sa réforme des programmes du primaire, il a toujours manifesté sa volonté de combattre le sexisme à l’école et a pris des mesures. «Il est impossible que des individus se saisissent de la loi pour imposer des classes non mixtes, affirme-t-on au ministère, car seule l’institution peut décider d’un enseignement séparé.» «C’est vrai, réplique la sénatrice communiste Annie David, mais on a déjà vu des institutions céder sous la pression.»

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20 mai 2008

Analyse des 35h

Un article paru dans Libération, qui analyse bien ce que sont les 35h, pourquoi elles on été mises en place et pourquoi ce serait une erreur que de les remettre en cause...

Idées fausses sur la durée du travail

Pierre-Alain Muet   député PS de Lyon, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.

QUOTIDIEN : mardi 20 mai 2008

Il est de bon ton, y compris parfois à gauche, de critiquer la réduction du temps de travail, laissant ainsi le champ libre à la vaste offensive que Nicolas Sarkozy conduit contre les 35 heures. Que la mise en place des 35 heures ait engendré des situations difficiles dans certains secteurs comme l’hôpital est indéniable. Mais la réalité est que la durée hebdomadaire du travail n’est pas plus faible en France que dans les grands pays industrialisés, que sa réduction va dans le sens de l’histoire, du progrès, qu’elle a profondément contribué à la création d’emplois et que sa remise en cause à travers l’usine à gaz des heures supplémentaires ne répond à aucun des vrais problèmes de l’économie française. Dans cette obsession, Nicolas Sarkozy commet une triple erreur : une erreur de diagnostic, une erreur économique et une erreur historique.

Une erreur de diagnostic, car l’idée que la France travaillerait moins que les autres pays européens est en totale contradiction avec les faits. Selon l’enquête de l’institut européen Eurostat, la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures dans l’Europe des Quinze. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 heures), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 heures) et dans les pays nordiques, et presque cinq heures de plus qu’aux Pays-Bas (32,2 heures). La durée hebdomadaire du travail est également plus élevée en France qu’au Royaume-Uni où, après avoir fortement baissé, elle s’établit à 35,8 heures et surtout qu’aux Etats-Unis (33,7 heures).

Une erreur économique, car en incitant les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche, cette politique tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, mais aussi les seniors qui se retrouvent en préretraite sans l’avoir demandé. Elle ne change rien pour le million de salariés à temps partiel contraint qui gagnent peu et voudraient bien travailler plus, mais ne décident pas de leur temps de travail. Et en ne se préoccupant que de ceux qui ont un emploi, elle accentue les deux défauts de notre économie : nous sommes le pays où l’on travaille le plus entre 25 et 55 ans, et le moins après 55 ans.

Or, c’est précisément dans la période où, notamment avec la réduction du temps de travail et les emplois jeunes, la France a créé massivement des emplois (2 millions de juin 1997 à juin 2002), que notre pays a commencé à rééquilibrer l’activité des différentes générations d’actifs, même s’il reste encore un très long chemin à parcourir.

Une erreur historique, car toute l’histoire du développement économique depuis la révolution industrielle est une augmentation continue de la productivité du travail conjuguée à une baisse tout aussi continue de la durée annuelle du travail. On produit en une heure de travail vingt fois plus qu’en 1870 et on travaille deux fois moins longtemps. Ce qui caractérise le développement économique dans tous les pays, c’est en effet le temps libéré et le développement des loisirs et du secteur non marchand. La dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe l’atteste : c’est dans les pays les plus développés que la durée du travail est la plus faible et dans les plus pauvres qu’elle est la plus longue.

Il est temps d’avoir une vraie réflexion sur l’organisation des différents temps de la vie. La tendance séculaire à la réduction de la durée annuelle du travail est appelée à se poursuivre. Et le progrès, c’est de travailler moins au cours d’une année. Le véritable progrès ce sera d’ailleurs une interpénétration plus forte entre ces différents temps : la formation, le travail, le loisir, et non comme aujourd’hui leur succession brutale au cours du cycle de vie.

Plutôt que de perpétuer le débat idéologique qui a ponctué toutes les avancées sur la réduction du temps de travail depuis la loi de 1841 limitant le travail des enfants, il serait préférable de donner toute sa place à la négociation sociale. Car c’est elle qui permettra d’avancer réellement vers le temps choisi et de résoudre, par exemple, cette particularité française qu’une part importante des salariés à temps partiel le sont contre leur gré, alors qu’un nombre tout aussi élevé de salariés à temps plein souhaiteraient travailler à temps partiel choisi.

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19 mai 2008

les 35h ont 10ans!

Il y a 10 ans, l’Assemblée Nationale votait les lois Aubry sur les 35 heures. Application d’une des mesures phares du programme Jospin de 1997, les lois Aubry ont permis de révolutionner l’organisation du travail au sein de l’entreprise, de recréer le dialogue social et de créer entre 150 000 et 350 000 emplois suivant les sources La réduction du temps de travail est une tendance historique. Aujourd’hui les Français, employés comme patronat, ne veulent pas revenir sur cet acquis social qui a permis à chacun d’organiser sa vie, personnelle et d’entreprise, en fonction des RTT.

Le gouvernement accuse les 35 heures de tous les maux. Ils oublient que sous l’ère Jospin nous avons crée 2 millions d’emplois, nous étions en haut de la classe européenne. A l’inverse aujourd’hui et alors que la droite et Nicolas Sarkozy sont au pouvoir, et ce depuis 2002, nous sommes en queue de peloton. Il y a bien entendu quelques ratés qu’il faut corriger mais n’oublions pas que nous sommes le deuxième pays ayant le plus d’investisseurs étrangers.

Dans notre région, nous avons eu TOYOTA à Valenciennes, Decathlon réimplante une usine de vélo à Lille… Et on pourrait continuer la liste des entreprises de dimensions internationales qui choisissent la France comme lieu d’implantation industrielle. Alors soyons fiers des 35 heures, outil d’émancipation sociale, outil valorisant la valeur travail, outil permettant de créer des emplois. De plus, les 35 heures, en permettant aux employés et cadres de disposer de plus de temps pour eux, a augmenté le taux de compétitivité des entreprises françaises de 7% ! Non les 35 heures ne sont pas un frein à la compétitivité, au contraire, non les 35 heures ne détruisent pas l’emploi et ne provoquent pas de délocalisation, elles attirent au contraire les investissements et des grandes entreprises industrielles innovantes, qui savent que le vent des délocalisations est en train de tourner. C’est pour toutes ces raisons que le MJS réaffirme sa volonté de défendre les 35 heures dans ce pays, d’exporter cet acquis social à travers l’Europe mais également continue de se battre pour promouvoir les 32 heures et ainsi se battre pour la société du temps libéré !

Ci-apprès, une vidéo interview de Martine Aubry, interrogée sur les 35 heures et sur leur éventuelle remise en cause par le Gouvernement Fillon-Sarkozy. Elle est aussi interrogée sur le Congrès du PS, et sur les candidatures déclarées de Bertrand Delanoë, et Ségolène Royal.
Le MJS Nord rappelle que ce Congrès ne doit pas être un affrontement entre deux écuries présidentielles, mais bien l’occasion de développer un projet global de société, et ceci ne peut passer que par un travail de fond de tous les militants !! Ne nous arrêtons pas aux personnes politiques, et élaborons ensemble un projet ! Il ne faut pas faire juste du participatif pour le mot, mais bien aller au fond des choses pour proposer une vision de la Société susceptible d’emporter l’adhésion de tous les Français !


Cliquez sur l’image pour voir l’interview

Posté par Manouchon01 à 14:52 - politique générale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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